Islande, le bilan

Dernière étape de notre tour d’Amérique : l’Islande ! Comme le pays se trouve sur la dorsale médio-atlantique séparant les plaques tectoniques eurasienne et nord-américaine, on ne pouvait trouver meilleur point de chute pour un retour en douceur dans notre vieille Europe… Et même si ce ne fut qu’un séjour éclair de quatre jours, on a beaucoup apprécié cette escale nature et nos journées ont été riches en découvertes !


Quand ? Combien de temps ?

4 jours / 4 nuits, du 21 au 25 mai 2019

Étant donné le peu de temps passé sur l’ile, nous sommes restés uniquement dans la région de Reykjavik, et nous avons rayonné dans les environs de la capitale. Côté météo nous avons eu de la chance car nous avons bénéficié de quatre jours de beau temps : très rare, parait-il, d’après tous les Islandais croisés ! Autre avantage, le soleil se couchant vers 23h et se relevant à peine quatre heures plus tard, les températures restent assez stables tout au long de la journée, et on n’a jamais eu froid mais… plutôt chaud.

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Formalités administratives

Pour les ressortissants français, seuls une carte d’identité ou un passeport valides sur toute la durée du séjour sont exigés pour les séjours de moins de 3 mois.

Les contrôles douaniers sont rapides, et on n’a pas été fouillés, que ce soit à l’entrée ou à la sortie du pays. En revanche, lors du vol Reykjavik / Paris, j’ai constaté que les douaniers – islandais ou français ? – avaient ouvert mon gros sac car des papiers rangés dans une pochette fermée ne se trouvaient plus à leur place initiale quand j’ai récupéré mon bagage.


Bon à savoir

  • Décalage horaire : -2h / -1h, quand il est midi en France en été / en hiver, il est 10h / 11h du matin en Islande.
  • Électricité : prises électriques de type français, il n’y a donc pas besoin d’adaptateur.
  • La CB est acceptée absolument partout, même pour les petites dépenses. Du coup, on a presque eu du mal à utiliser les 7.000 couronnes islandaises (environ 50€) retirées dans un ATM.
  • L’Islande est un des pays les plus chers au monde, si ce n’est le plus cher ! Autant le savoir avant d’y prévoir un séjour…
  • L’eau du robinet est potable et très bonne.
  • Il y a des toilettes publiques, gratuites et chauffées dans les lieux touristiques et les musées. En ville, on n’en a pas vu (mais on n’a pas vraiment cherché !).

Arriver / quitter l’Islande par voie aérienne

Nous avons effectué les vols New York / Reykjavik et Reykjavik / Paris avec la compagnie Icelandair qui offre un stop-over gratuit (de 1 à 5 nuits) sur l’ile.

Nous avons payé 360€ par personne pour ces deux vols, ce qui est relativement bon marché pour la distance parcourue.

Le seul hic, ce sont les horaires desdits vols : avec un décollage de New York vers 20h30, l’arrivée se fait 5h30 plus tard, soit 6h du matin heure locale. Dur pour nos organismes qui pensent qu’il n’est que 2h du matin et ont un peu de difficulté à encaisser cette nuit sans sommeil ! Pour le second vol, le jet lag est moindre – 2h seulement entre l’Islande et la France – mais le décollage à 7h30 oblige un lever matinal à… 2h00 à Reykjavik !

Pour valider totalement notre challenge « voyage sans avion », j’ai tenté de trouver un bateau reliant le continent américain à l’Islande : en vain… Fin mai, aucun paquebot de croisière ni cargo ne couvrait la destination. En revanche, on aurait pu gagner le Danemark en ferry, via les Iles Féroé, mais il fallait rejoindre le port de Seyðisfjørður, à l’ouest de l’ile, puis naviguer 3 jours et 3 nuits. Après neuf mois de périple, cette ultime aventure nous a semblé un peu fatigante et on a préféré rentrer à Paris par la rapide voie des airs.


Communication, courrier et internet

Langue :  l’islandais est la langue nationale, mais l’anglais est pratiqué par tous les insulaires.

Poste islandaise : on s’est contenté d’acheter cinq cartes postales / timbres pour la modique somme de 2680Isk, soit environ 20€.

Internet / Wifi / 4G : Bonne couverture 4G. On a utilisé notre carte SIM française (forfait Free, inclus 25Go par mois) sans problème.


Se déplacer en Islande

Contrairement à nos habitudes, nous n’avons pas testé les transports locaux, assez peu fréquents au demeurant.

Nous avons loué une voiture – via Procar – qui nous a coûté 140€ pour 4 jours, assurance incluse (celle de notre CB ne fonctionnant que les 90 premiers jours de notre voyage). Le dépôt se situant à quelques kilomètres du terminal de l’aéroport, un chauffeur nous attendait à l’arrivée de notre vol. Le bureau étant ouvert 24h/24, il a été simple de restituer la voiture à 4h du matin et, dans la foulée, de se faire reconduire à l’aéroport. Malgré certaines critiques négatives lues sur Internet, on recommande cette agence de location : service efficace, véhicule propre et fiable, tarif très compétitif… Quoi demander de plus ?

On a dépensé 60€ de carburant pour un parcours total d’environ 550km. Pour en savoir plus sur les carburants islandais et les stations-services (dont l’utilisation est parfois subtile), il faut lire l’excellent article de JB (et Ann). Merci à eux, ils nous ont évité un bel énervement !

Côté parking, on n’a jamais eu de difficultés pour se garer, et ce, toujours gratuitement.


Sites touristiques et musées

Bonne nouvelle : la plupart des sites naturels sont libres d’accès. Conséquence logique, ils sont également très courus, et pour les découvrir dans des conditions optimales, mieux vaut se lever tôt. Ainsi, en arrivant au Parc national de Þingvallavatn à 7h du matin, on a pu arpenter l’ensemble du site seuls. Parfait ! On a réitéré le réveil aux aurores le lendemain pour effectuer la balade jusqu’à la rivière chaude de Reykjadalur, et là encore, on s’est félicités d’avoir boudé la grasse mat’ car de nouveau, on a bénéficié du cadre enchanteur rien que pour nous. Deux heures plus tard, alors que l’on attaquait la descente, Islandais et touristes arrivaient en masse…

Pour nos visites à Reykjavik, on a eu la chance d’être sponsorisés par l’Office de Tourisme (merci à toute l’équipe !), et on a ainsi testé la City Card Reykjavík, un produit idéal pour découvrir les musées de la ville, utiliser les transports en communs ou encore tester les piscines thermales.

Enfin, il aurait été dommage de zapper la croisière d’observation des macareux : certes, la sortie n’est pas donnée, mais elle offre la possibilité de voir de très près – et sans les déranger – ces superbes oiseaux. Un grand merci à l’agence Mr Puffin pour cette découverte exceptionnelle !

Concernant les piscines géothermales, on a beaucoup hésité à aller au Blue Lagoon, Gérard n’étant pas spécialement fan des longs moment passés dans l’eau. Le tarif d’entrée étant franchement élevé – environ 70€ par personne pour le service minimum de base – on a préféré s’abstenir. En revanche, on a profité des piscines municipales qui proposent des bassins à différentes température, dans une ambiance décontractée et pas du tout touristique. A tester impérativement, même si l’entrée peut sembler un peu chère sans la City Card Reykjavík (environ 8.50€ par personne).

Pour info, nos visites sont listées en détail, en bas de chaque article.


Nourriture

Bon, on ne va pas mentir, on ne vient pas en Islande pour sa gastronomie ! De plus, les prix astronomiques dissuadent de toute gourmandise imprévue. Nous avons donc fait nos courses chez Bonus, un supermarché discount facilement repérable à son enseigne surmontée d’un cochon. A l’opposé des prix pratiqués, le choix est très succinct, et on s’est donc contenté de pâtes, salami danois, fromage à tartiner, rollmops (sucrés !) et pain noir. Globalement, ce supermarché nous a rappelé ceux visités au Danemark : très peu de choix, beaucoup de saucisses, et des fruits et légumes hors de prix !

Nous avons tout de même déjeuné deux fois en ville : on a d’abord testé un très bon fish and chips installé dans un foodtruck non loin du port (15€ par personne), et le dernier jour, on a opté pour un assortiment de spécialités locales, dont le fameux requin faisandé, pour la modique somme de 30€ par personne. On a plutôt apprécié les saveurs proposées – tartine de poisson fumé, œufs et harengs, purée de poisson sur pain noir – mais j’ai trouvé – et déploré ! – que chaque mets soit légèrement sucré.

Côté boissons, on a carburé à l’eau du robinet – plutôt bonne. On a fait une exception lors de notre repas-dégustation, en l’arrosant d’un verre de vin blanc (français) pour moi et d’une bière locale pour Gérard. Bon à savoir : les boissons alcoolisées sont vendues dans des magasins spécialisés.

Voir ci-dessous le budget pour plus de détails.


Logement

Trouver un logement avec kitchenette et salle de bain privée à prix raisonnable est vraiment difficile, même via Airbnb. Comme nous avions prévu de louer une voiture, nous avons opté pour un mini-studio situé dans la banlieue de Reykjavik. Seul bémol : le logement, installé dans un garage, ne comportait pas de douche ni d’eau chaude ! Nous sommes donc allés nous laver quotidiennement dans les sanitaires des piscines géothermales. Néanmoins, pour 4 jours, cet inconfort ne nous a pas pesé, car le studio était correctement équipé (frigo, cuisinière, micro-onde, toilettes, wifi…) et proposé à 47€ la nuit ce qui, pour le pays, est une véritable aubaine !


Budget

L’Islande est une destination très onéreuse, surtout en ce qui concerne le logement et l’alimentation. Pour les visites, on remercie chaleureusement nos deux sponsors qui nous ont permis de découvrir gratuitement les nombreux attraits de la capitale. Côté souvenirs, les tentations sont nombreuses, et on a craqué pour quelques livres, du sel de lave, du chocolat, des pin’s et des petits personnages à accrocher dans le sapin de Noël !

Bon à savoir : pour les achats de plus de 5000Isk, soit environ 38€, on peut se faire rembourser les taxes en sortant du pays. J’ai donc présenté, comme demandé, factures et CB au guichet de détaxe de l’aéroport de Keyflavik, mais deux mois après, je n’ai toujours rien reçu. Peut-être faut-il être patient !

Pour info, à deux, nous avons dépensé :

  • Transports : 200€ (voiture + essence) soit une moyenne de 50€ par jour (je n’inclus pas ici les vols NY / Reykjavik et Reykjavik / Paris car il s’agit d’une dépense incompressible inhérente à notre tour d’Amérique)
  • Hébergements : 188€, soit 47€ par nuit
  • Alimentation : 165 €, soit 41.25€ par jour
  • Visites : 6€, soit 1.50€ par jour (grâce à nos sponsors !)
  • Divers (souvenirs, poste, piscine) : 152€, soit 38€ par jour

Nous avons donc dépensé – tous postes confondus – 711€ pour 4 nuits, soit environ 177.75€ par jour pour deux personnes. C’est exactement le budget que l’on avait prévu, et cela reste assez raisonnable pour le pays. Sans le concours de nos partenaires, nous aurions dû rajouter 225€ à ce total.

Islande-bilan-budget


Notre itinéraire

 

2 réflexions au sujet de « Islande, le bilan »

  1. D’abord, Bravo pour ce gros défi que je considère relevé!
    L’Islande fait beaucoup d’efforts depuis quelques années, en tous cas chez nous et j’imagine dans bien d’autres pays, pour attirer les touristes. Faut croire que ça fonctionne car en te lisant, on comprend bien que les sites sont envahis. Les paysages sont tellement beaux qu’on a envie de se laisser tenter. Peut-être une prochaine aventure pour nous et grand merci de prendre le temps de partager les vôtres qui sont très instructives et inspirantes.
    Au plaisir de vous lire à nouveau!
    Dominique

    Aimé par 1 personne

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