Buenos Aires, entre musée d’art et manifestation sociale et politique

Dimanche 1er octobre

Après une nuit courte et agitée – le samedi soir, les auberges de jeunesse vivent au rythme latino… – nous quittons notre « palace » vers 10h30. On prend le bus 126 qui nous dépose non loin du Puente de la Mujer, Puerto Madero. Comme avant-hier, on est ravis de se balader le long des anciens docks réhabilités.

A midi, on visite le musée d’Art Amalia Lacroze de Fortabat, et on n’a qu’un mot pour qualifier la collection permanente : superbe ! Du côté des peintres argentins, c’est toujours Antonio Berni qui retient notre attention avec des toiles au style différent selon l’époque de création.  On admire également les œuvres de Turner, Chagall, Bruegel le Jeune et Dali. La visite est d’autant plus agréable que nous sommes seuls dans ce musée ! (Les photos étant interdites, j’ai inséré ci-dessous celles du site officiel).

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Colección de Arte Amalia Lacroze de Fortabat, Antonio Berni

Après un bon moment passé dans ce musée, on déjeune dans une pizzeria installée le long du  dock. Puis on se dirige, sous une petite pluie fine (!), jusqu’au Centre Culturel Kirchner qui est installé dans l’ancienne Poste centrale. Vu le prix des timbres ici, on a supposé que plus personne n’en achetait et qu’il valait mieux, à la place d’une poste, installer une salle de spectacle !  Quoi qu’il en soit, la réhabilitation est très réussie et on a été bluffés par l’auditorium construit à l’intérieur du vieux bâtiment et inséré dans une sorte de gangue métallique.

Toujours sous la pluie, on repart vers la rue Florida avec l’intention de rentrer à l’hôtel. Mais en arrivant au niveau de la rue Peru, on tombe sur une grosse manifestation. On observe un moment les cortèges, puis on les suit jusqu’à la Plazza de Mayo où des stands de nourriture traditionnelle sont installés pour l’occasion. Les revendications principales portent sur le travail, la dignité et le changement social. Sans émettre d’avis péremptoire sur la situation économique du pays, depuis notre arrivée, on n’a pu que constater l’état de pauvreté de bon nombre d’Argentins, dont certains dorment dans la rue… On remarque aussi que presque toutes les personnes arborent des pancartes demandant « où est Santiago Maldonado ? » Après discussion avec des manifestants, on apprend qu’il s’agit d’un jeune militant de la cause Mapuche, disparu depuis le 1er août dernier en Patagonie. En plus de revendications sociales, on assiste donc aussi à une protestation contre la répression policière.

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