Salvador de Bahia, notre première étape au Brésil !

Pour rappel, nous avons boudé l’avion et avons préféré voyager par bateau depuis Venise jusqu’au Brésil. La traversée à bord de MSC Armonia s’est très bien passée, une belle transatlantique de deux semaines qui nous a doucement fait débuter le voyage…

Lundi 5 décembre

Alors que nous étions censé arriver au Brésil vers 8h, l’escale imprévue au Cap Vert – pour urgence médicale – nous a fait prendre un peu de retard, et c’est seulement en début d’après-midi que nous débarquons à Salvador, la capitale du Bahia – voir photos prises depuis le bateau dans l’article précédent. Historiquement parlant, c’est l’une des plus anciennes villes coloniales des Amériques, fondée en 1549 par Tomé de Sousa ; elle devient ensuite rapidement un centre de la culture de la canne à sucre. Surnommée la Rome noire du Brésil – en raison de ses 365 églises, et de sa population descendant à 80% des anciens esclaves africains – c’est actuellement la troisième plus grande ville du pays, après Sao Paulo et Rio. C’est donc avec joie et impatience  de découvrir une telle métropole que nous descendons la passerelle, nos gros sacs en main, et filons vers la gare maritime. Première mission : trouver un distributeur pour récupérer des réaux, la monnaie brésilienne – oui, d’après Wikipedia, il parait qu’en français, on dit un réal et des réaux, mais finalement, je crois que l’on va utiliser le vocable brésilien reais, plus doux dans l’oreille ! Première déconvenue aussi quand on voit les frais exorbitants pompés par cet ATM, presque 100€ pour un retrait équivalent à 430€ !!! Evidemment, le montant des frais ne s’affichant en toutes petites lettres, on ne s’aperçoit de la supercherie qu’une fois le bouton « accepter la transaction » cliqué… Bon, rien ne sert de s’énerver, ce sont juste les aléas du voyage, la prochaine fois, nous irons dans une banque, et en attendant, nous empochons vite fait nos chers et précieux billets – le futur démontrera que trouver un ATM de banque, c’est-à-dire sans frais exagérés, qui accepte les cartes étrangères, cela n’existe pas à Salvador, mais ça, c’est une autre histoire que l’on découvrira plus tard !

Nous rejoignons l’Hostel Barra d’un coup de taxi : située à deux pas de la plage, l’auberge est agréable et colorée, l’accueil chaleureux et la chambre – avec salle de bain privée – simple mais impeccable, nous n’en demandons pas plus !

Une fois les bagages posés, nous filons en bord de mer, et commençons par faire un tour sur le Morro do Cristo, une sorte de mamelon herbeux qui offre un point de vue idéal sur l’Atlantique.

Salvador – Quartier de Barra, Morro do Cristo

Le ciel est très chargé, mais nous décidons tout de même de poursuivre vers le Farol da Barra. Mais après quelques centaines de mètres arpentés d’un bon pas – nous n’avons pas encore pris le rythme local – nous renonçons : il fait trop chaud, et j’ai le visage en feu – j’ai malencontreusement pris un énorme coup de soleil sur le pont du bateau ce matin, et la brûlure ne se réveille que maintenant ! Du coup, nous rebroussons chemin, le phare attendra quelques jours – construit en 1534, il est considéré comme le plus ancien bâti par des colons portugais en Amérique, donc je suppose qu’il ne devrait pas trop bouger d’ici jeudi !

 Avant de rentrer à l’auberge pour me tartiner de Biafine, nous faisons une halte dans un petit supermarché afin de nous ravitailler pour ce soir  en eau, noodles, sardines et bonne bouteille de vin blanc, histoire de fêter dignement nos premiers pas au Brésil ! Là, on fait au plus simple, demain on dinera mieux…  

Mardi 6 décembre

Fidèles à nos habitudes matinales, nous sommes debout dès 6h30, et sitôt le petit-déjeuner avalé, nous sautons dans un taxi en direction de la ville haute, et plus précisément du Largo de Pelourinho, cœur historique et surtout place la plus célèbre de Salvador. Autrefois, c’est dans ces maisons aux façades pastels que vivaient les riches propriétaires de domaines de canne à sucre. De leurs balcons, ils pouvaient assister aux supplices des criminels, fouettés parfois à mort, car les historiens pensent que c’est en haut de cette place qu’était installé le pilori – d’où le nom Pelourinho. A 8h du matin, il n’y a pas foule à battre le pavé de cette place pentue et triangulaire, on a donc tout le temps d’observer les bâtiments qui sont malheureusement dans un état de délabrement avancé. Sans doute est-ce lié à l’ambiance tropicale – humidité ambiante maximum – associée au manque de moyens pour les entretenir. Dommage…

Salvador – Vue depuis le Pelourinho
Salvador – Pelourinho – La façade bleue de l’église Nossa Senhora do Rosário dos Pretos ; la lumière du matin ne lui rend pas hommage, mieux vaut la découvrir au coucher du soleil…

Comme l’église Nossa Senhora do Rosário dos Pretos n’est pas encore ouverte, nous remontons la Ladeira do Carmo – bien pentue – et marchons jusqu’au Largo de Santo Antonio. Ce quartier, où l’on trouve désormais de nombreuses pousadas, est réputé pour les façades multicolores de ses maisons anciennes…  

Salvador – Quartiers du Carmo et de Santo Antonio
Salvador – Quartiers du Carmo et de Santo Antonio

Au retour, nous visitons l’église da Ordem Terceira do Carmo de Salvador, construite entre 1788 et 1860, et dont les escaliers sont traditionnellement utilisés pour photographier les diplômés universitaires.

Salvador – Eglise da Ordem Terceira do Carmo de Salvador

De retour sur le Pelourinho, l’église que l’on veut voir étant toujours fermée, nous nous baladons un moment dans le quartier où les boutiques d’artisanat local se succèdent. On aime particulièrement les tableaux naïfs bien colorés représentant la ville ou les bahianaises, mais on ne craque pas, on ne va pas commencer le voyage avec une toile de deux mètres sur trois sous le bras !

Salvador – Vers le Pelourinho, artisanat local
Salvador – Vers le Pelourinho, artisanat local
Salvador – Vers le Pelourinho, artisanat local
Salvador – Vers le Pelourinho, artisanat local

En remontant la rue Gregorio de Matos – oui, ici rien n’est plat ! – on arrive au Largo do Cruzeiro de Sao Francisco, une jolie place pavée. Accessoirement, nous tentons un retrait d’argent à la Banque du Brésil : en vain, le distributeur est en panne, et on nous redirige subtilement vers un ATM. Comme c’est le franc jumeau de celui de la gare maritime, nous passons notre chemin, espérant trouver plus tard une solution moins onéreuse…

Salvador – Largo do Cruzeiro de Sao Francisco
Salvador – Largo do Cruzeiro de Sao Francisco, objets à vendre non identifiés !

Nous commençons par visiter l’église da Ordem Terceira Secular de São Francisco dont la façade baroque très travaillée nous attire ! Il faut dire qu’elle se distingue par rapport aux autres églises dont l’extérieur est généralement plus sobre. D’ailleurs, peut-être est-ce pour afficher une plus grande simplicité que le bâtiment resta, durant 150 ans, recouvert de plusieurs couches de plâtre masquant ainsi ses ornements. Ce n’est qu’en 1936 que fut découvert, par hasard, sa magnifique façade cachée, et il fallut ensuite de longues années de travail pour que soit restaurée sa splendeur d’origine.

Salvador – Eglise da Ordem Terceira Secular de São Francisco

L’intérieur est plus classique, avec de beaux azulejos et quelques pièces également ouvertes à la visite, dont la salle des Saints, qui expose des statues de cire aux mines désespérées… Difficile de faire plus kitch !

Salvador – Eglise da Ordem Terceira Secular de São Francisco
Salvador – Eglise da Ordem Terceira Secular de São Francisco

Nous enchainons ensuite avec l’église et le couvent São Francisco, couvent qui ne se visite d’ailleurs pas. Édifiée entre 1708 et 1713 dans un style baroque qui abonde en dorures, cette église est l’une des plus belles du Brésil. Devant une telle profusion de chérubins et angelots dorés, on ne sait plus où donner de l’œil ! Heureusement, le cloitre est plus reposant pour le regard, avec ses azulejos réalisés au Portugal, puis numérotés et montés à Salvador.

Salvador – Eglise São Francisco – On n’avait rarement vu un décor aussi chargé en dorures !
Salvador – Eglise São Francisco – Apaisant, ce bleu !

Pour échapper un moment à cet univers religieux vite étouffant, nous nous dirigeons vers le Terreiro de Jesus, assurément la place la plus animée de la vieille ville. Bahianaises en grande tenue et danseurs de capoeira attendent les rares touristes pour prendre la pose en échange de quelques réais, tandis que s’installent les échoppes vendant des acarajé – une spécialité culinaire afro-brésilienne faite à partir d’une pâte à base de haricot, d’oignon et de sel, ensuite frite en petites boules dans de l’huile de palme. On croise également la route de José, un Brésilien qui déclame des vers poétiques en français dans le texte !

Salvador – Terreiro de Jesus
Salvador – Terreiro de Jesus
Salvador – Terreiro de Jesus
Salvador – Terreiro de Jesus

Comme c’est bientôt l’heure de déjeuner, nous nous redirigeons vers le Largo do Pelourinho par la rue Alfredo de Brito – nous reviendrons en début d’après-midi visiter la cathédrale située Terreiro de Jesus. Il fait très chaud, on avance à petits pas, ce qui n’est guère notre habitude !

Salvador – Pelourinho, rue Alfredo de Brito

De retour sur le Pelourinho, nous observons un moment les joueurs de tambours qui, eux-aussi, attendent les touristes pour la photo. Mais bizarrement, alors qu’un gros bateau a déchargé quelques centaines de passagers, on trouve qu’il y a très peu de monde dans la vieille ville.

A midi, nous testons le restaurant d’application de l’école hôtelière Senac qui propose un buffet d’une quarantaine de plats traditionnels de Bahia, réalisés par les étudiants de l’école. Tout simplement excellent ! Une adresse que l’on recommande chaudement – tout comme le vin brésilien goûté, le Miolo, issu d’un cépage Chardonnay.

Salvador – Largo do Pelourinho, restaurant Senac, une véritable institution à Salvador !
Salvador – Largo do Pelourinho, restaurant Senac

Nous digérons en visitant l’église Nossa Senhora do Rosário dos Pretos qui a enfin ouvert ses portes. Cette église possède la particularité d’avoir été en partie construite par des esclaves, après leur travail. De même, la plupart des saints sont noirs, issus du syncrétisme entre orixas et religion catholique.

Salvador – Pelourinho, église Nossa Senhora do Rosário dos Pretos

On remonte ensuite sur le Terreiro de Jesus pour découvrir la Catedral Basilica. Construite entre 1657 et 1672, elle fut à l’origine une église de Jésuite, avant de devenir cathédrale en 1759, après l’expulsion de la congrégation du Brésil. Ici encore, le style baroque domine, tout en ors et en volutes, en angelots dodus et colonnades tarabiscotées. Même le plafond, réalisé en 1700, est en partie doré !

Salvador – Terreiro de Jesus, Catedral Basilica
Salvador – Terreiro de Jesus, Catedral Basilica
Salvador – Terreiro de Jesus, Catedral Basilica, beau plafond

Nous souhaitions visiter le Museu Afro-brasileiro, mais malheureusement, il est temporairement fermé. Nous enchainons donc avec la Casa do Carnaval da Bahia, qui, comme son nom l’indique, est intégralement consacré au Carnaval. L’expo est colorée à souhait et de nombreuses vidéos montrent la foule dansant et chantant, dans des rues bondées ! Pas étonnant, puisque ce Carnaval est un des plus populaires au monde, et attire, durant les six jours que dure la fête, près de trois millions de personnes

Salvador – Casa do Carnaval da Bahia
Salvador – Casa do Carnaval da Bahia
Salvador – Casa do Carnaval da Bahia
Salvador – Casa do Carnaval da Bahia

Avant de quitter la Casa do Carnaval da Bahia, on monte sur la terrasse supérieure d’où on bénéficie d’une vue intéressante sur la vieille ville… Et c’en sera terminé pour aujourd’hui, nous rêvons d’une bonne douche et d’un moment au calme ! Et c’est de nouveau en taxi que nous rentrons à l’auberge en milieu d’après-midi – ça fait tout de même 7h que l’on se balade dans la vieille ville, on est à essorer ! Ce soir, ce sera sushis, une très agréable alternative au menu nouilles chinoises / sardines d’hier !

Cette première journée de découverte s’achève en nous laissant un sentiment mitigé. Certes, nous avons beaucoup apprécié déambuler dans la vieille ville – avec des visites intéressantes et un excellent déjeuner – mais néanmoins, nous avons trouvé que le quartier, bien qu’éminemment touristique, était dans un état de délabrement certain. De même, impossible d’ignorer la pauvreté – personnes dormant à même la rue, problèmes d’alcool et de drogue… Nous n’avons donc pas eu le coup de cœur absolu attendu : qu’importe, notre voyage ne fait que commencer et nous sommes convaincus que de belles surprises nous attendent les jours prochains !


Mercredi 7 décembre

De nouveau, nous nous levons de très bonne heure – heureusement, le petit-déjeuner est servi à partir de 7h – et à 8h, nous sommes dans un taxi qui nous mène en une trentaine de minutes à la Basílica do Senhor do Bonfim, sûrement l’église catholique la plus traditionnelle de la ville. Le Senhor do Bonfim – littéralement Seigneur de la Bonne Fin – patron des bahianais et symbole du syncrétisme religieux de Bahia, est en réalité une représentation statuaire de Jésus-Christ qui trouve son origine à Setúbal, au Portugal.  Et pour la petite histoire, c’est à Theodózio Rodrigues de Faria, un capitaine de marine portugaise , que l’on doit cette église : au cours d’une forte tempête, il promit que s’il survivait, il apporterait au Brésil la statue du Christ de Setúbal. Fidèle à sa promesse, celle-ci arriva à Salvador le 18 avril 1745, et dès que l’église de Bonfim fut achevée, elle y prit place.

Salvador – Basílica do Senhor do Bonfim
Salvador – Basílica do Senhor do Bonfim

La basilique est également connue pour ses rubans colorées accrochés un peu partout sur le site, rubans qui confèreraient à ceux qui les portent la réalisation de trois vœux – à condition d’avoir noué correctement lesdits rubans et de ne pas les avoir coupés. La tradition remonterait au tout début du XIXe siècle, quand le trésorier de de la basilique, à court d’argent, décida de vendre des rubans pour renflouer les caisses. Depuis, la coutume perdure, et ces rubans sont même un symbole de Bahia !

Salvador – Basílica do Senhor do Bonfim
Salvador – Basílica do Senhor do Bonfim

Comme les croyants attribuent au Senhor do Bonfim des pouvoirs de guérison miraculeux, ils déposent photographies, lettres et ex-voto – répliques en bois ou en cire de parties du corps nécessitant une guérison – dans la Salle des Miracles.

Finalement, la visite du site est assez rapide, et en quarante-cinq minutes on en a fait le tour complet. Du coup, on reprend le taxi et cette fois, on se fait déposer dans la ville basse, au Mercado Modelo. Nous poursuivons notre quête d’un ATM sans gros frais, et après avoir de nouveau fait chou blanc à la banque Santander – les cartes étrangères n’y sont pas acceptées – nous découvrons par hasard, dans une pharmacie, un distributeur rouge différent de celui du terminal maritime. Comme nous sommes joueurs, nous tentons un retrait : bingo, celui-ci ne nous pique « que » 15% de commission – ce qui est tout de même énorme ! Comme nous avons absolument besoin de cash pour notre séjour à la Chapada Diamantina – CB non acceptée tant à l’auberge que pour les randos et excursion – nous enchainons plusieurs retraits, ce qui est possible avec une Visa Premier mais pas avec une Master classique – eh oui, à chaque fois, on est limité à R$1.000… C’est donc le compte bancaire allégé que l’on jette un œil au Mercado Modelo censé présenter un panel de l’artisanat de la région, mais les stands se ressemblent tous et rien ne nous tente – tant mieux, on conserve nos précieux billets !

N’ayant plus rien à faire dans la ville basse, nous montons vers le quartier historique grâce à l’Elevador Lacerda, un ascenseur inauguré en 1873 et rénové en 1928 – 30 secondes les 72m d’ascension. Ce qui est fou, c’est que déjà vers 1610, les Jésuites avaient installé un système fonctionnant à l’aide de câbles et de poulies pour transporter passagers et marchandises du port jusqu’à la colonie, sur les hauteurs de la ville ! Une fois en haut, on a une très belle vue sur la ville basse, un petit fort et le vieux port…  

Salvador – Depuis la ville haute, à gauche l’Elevador Lacerda
Salvador – Depuis la ville haute, vue sur le vieux port et un petit fort
Salvador – Depuis la ville haute, vue sur le vieux port

Comme il est un peu tôt pour déjeuner, on traine un bon moment dans le Pelourinho, où les bahianaises ne trouve aucun amateur pour la photo. Encore plus qu’hier – il n’y a pas d’arrivée de bateau aujourd’hui – on a la sensation d’être les seuls visiteurs étrangers de la ville !

Salvador – Vieille ville, Bahianaises en attente de touristes…

On retourne au Largo do Cruzeiro de Sao Francisco où on assiste à une représentation d’étudiants en fac d’Art du Spectacle : très intéressant, et même si on ne comprend pas tout ce qui se dit, on saisit rapidement que ces jeunes sont engagés dans une démarche écologique, tant pour leur pays que pour le reste du monde.

Salvador – Largo do Cruzeiro de Sao Francisco, représentation d’étudiants en fac d’Art du Spectacle
Salvador – Largo do Cruzeiro de Sao Francisco, représentation d’étudiants en fac d’Art du Spectacle

Un peu par hasard, on visite un petit musée qui expose des objets africains, rendant ainsi hommage aux 3.6 millions d’esclaves déplacés de force vers le Nordeste brésilien afin de servir de main d’œuvre bon marché dans les plantations de tabac et de canne à sucre. Emouvant, d’autant qu’une très grande partie de la culture bahianaise tire son origine des pays d’Afrique, comme le montre les masques exposés dans ce musée.

Salvador – Pelourinho, petit musée d’Art africain
Salvador – Pelourinho, petit musée d’Art africain

Après une pause déjeuner tardive et légère – des crêpes jambon / fromage au tapioca – nous embarquons de nouveau dans un taxi. Nous nous faisons déposer au Shopping Barra, la grande galerie commerciale toute proche de l’hôtel dans lequel je ne suis encore jamais allée – mais où Gérard est venu hier acheté les sushis. Le contraste avec la vie de la rue et de la vieille ville est si grand qu’on a l’impression d’avoir été télétransporté dans un mall américain ou européen…

Alors que l’on prenait le chemin de l’auberge, nous tombons sur Nina et Giacomo, un couple italo-brésilien rencontré sur le bateau, et ces retrouvailles impromptues sont l’occasion d’une agréable discussion ! C’est finalement vers 15h que nous retrouvons notre petite chambre, avec ventilateur bienvenu et douche relaxante ! Ce soir encore, ce sera sushis pour un diner léger et très diététique…


Jeudi 8 décembre

Même si on est encore réveillés tôt, nous ne nous précipitons pas pour quitter l’hôtel, et c’est seulement à 8h30 que nous partons à pied, le long de la plage, en direction du Farol da Barra.

Salvador – Farol da Barra

On commence par faire le tour du site à pied, et ô surprise, nous découvrons que deux jeunes chouettes chevêches des terriers nichent au pied du phare, sous l’œil attentif de l’un des parents : on craque complètement devant leurs bouilles très expressives !

Salvador – Farol da Barra – Chouettes chevêches des terriers
Salvador – Farol da Barra – Chouette chevêche des terriers

Toujours dans ce même secteur, on observe d’autres oiseaux : c’est assez incroyable, car nous sommes en pleine ville, et ils ne semblent guère farouches ! Un grand merci à Michel pour son aide précieuse à identifier tous ces pioupious !

Salvador – Farol da Barra – Moucherolle querelleur (famille des Tyrannidés)
Salvador – Farol da Barra – Tyran quiquivi
Salvador – Farol da Barra – Moqueur des savanes

Enchantés par cette observation, nous pénétrons ensuite dans le Farol da Barra – qui serait le plus vieux d’Amérique – pour visiter le Museu Náutico da Bahia qui expose des maquettes de bateaux et objets relatifs aux navigateurs portugais, ainsi que des éléments relatifs à la traite des esclaves.

Salvador – Farol da Barra – Museu Náutico da Bahia

Et la vue, que ce soit depuis le haut du phare ou depuis la terrasse, est superbe !

Salvador – Vue depuis le sommet du Farol da Barra – Museu Náutico da Bahia
Salvador – Farol da Barra – Museu Náutico da Bahia

Après une bonne heure de visite, nous reprenons la balade et nous nous dirigeons vers le petit fort de Santa Maria. En nous éloignant, on ne se lasse pas de la vue splendide que l’on a sur le Farol da Barra

Salvador – Vue sur le Farol da Barra
Salvador – Petit fort de Santa Maria
Salvador – Plage de Porto do Barra

Arrivés vers la plage de Porto do Barra, on fait une longue pause à l’ombre – oui, je me répète, mais il fait très chaud ! Il y a foule sur le sable car aujourd’hui est férié –8 décembre, jour de l’Immaculée Conception.

Salvador – Plage de Porto do Barra – Ci-dessous, azulejos et zoom sur une église surplombant la plage (on n’a pas eu le courage d’y monter !)

Il ne nous reste qu’à rebrousser chemin – soit seulement deux petits kilomètres – pour nous attabler dans un petit resto proche de notre auberge. Au menu, pizza et eau de coco en dessert pour faire le plein de vitamines et de sels minéraux ! Fin de journée tranquille, et diner sushis pour ne pas changer !

Salvador – Barra, vue le Morro do Cristo tout proche de notre auberge

Vendredi 9 décembre

Journée de repos… Enfin, repos synonyme d’actualisation du blog pour moi, et de laverie pour Gérard ! Pour le déjeuner, on retourne vers les petits restos de bord de mer, et cette fois nous optons pour un cuzcuz – autrement dit de la semoule de couscous assez compacte, garnie de thon, de tomates et de fromage. Pas mauvais du tout, bien nourrissant et pas gras ! Alors que ces restos étaient assez calmes hier, aujourd’hui il y a une grosse ambiance car le match Brésil / Croatie est retransmis sur des télés installées dehors !

Notre dernière journée à Salvador s’achève, et demain le réveil sonnera très tôt : en effet, nous devons être à la gare routière vers 7h30 pour prendre le bus de 8h pour Lençois, dans la Chapada Diamantina… Au programme des jours prochains : randos, cascades et paysages de montagne, ça va drastiquement nous changer du bord de mer !


  • INFOS PRATIQUES
  • Logement : Hostel Barra, situé à deux pas de la mer, et à environ 15mn à pied du Farol do Barra. Accueil chaleureux, bonne ambiance d’auberge de jeunesse. Cuisine collective, beaux espaces communs, wifi. Chambre double avec salle de bain privée et petit-déjeuner, environ 24€ la nuit. Une bonne adresse, peu onéreuse et sympathique !
  • Argent : Il nous a été impossible de retirer de l’argent dans les distributeurs des banques (cartes étrangères refusées). Restent les ATM… Privilégier les ATM rouges (avec logo Santander, entre autres logos bancaire, en haut de l’appareil), ce sont ceux qui pompent le moins de commission (mais 15% tout de même !). Il y en a un dans la pharmacie qui est en face du Mercado Modelo (un aussi au 1er étage du Mercado mais il ne marchait pas lors de notre passage). Il y en a aussi plusieurs dans la galerie commerciale Shopping Barra. Ne pas utiliser les ATM gris ou vert, ils prélèvent une commission encore plus importante !
  • Transports : nous avons utilisés les taxis officiels, peu chers et fiables (exiger le compteur). Pour avoir un ordre des tarifs, la course Barra / Pelourinho revient à R$30/35, et celle de Barra à Bonfim à R$50. Depuis la gare maritime, nous avons payé un forfait de R$50 pour Barra (avec nos bagages). Uber possible. Nous n’avons pas testé les bus, il semble compliqué de s’y retrouver (voir avec Google map pour les lignes).  
  • A voir / A faire:  
    • Quartier Pelourinho, ville haute
    • Largo do Pelourinho (place principale),
    • Igreja Nossa Senhora do Rosário dos Pretos, 8h-17h, 8h-12h samedi, fermé dimanche, R$5 / 1€       
    • Largo do Cruzeiro de São Francisco
    • Igreja e Convento São Francisco, 9h-17h, R$5 / 1€ Igreja da Ordem Terceira Secular de São Francisco, 8h-12h & 13h-17h, 9h-17h we, R$10 / 2€
    • Terreiro de Jesus (Praça XV de Novembro)
    • Catedral Basílica, 9h-17h, 13h-17h dimanche, R$5 / 1€
    • Casa do Carnaval da Bahia, 10h-18h sauf lundi, R$20 / 4€ (réduction senior)
    • Praça da Sé  Praça Municipal (Praça Tomé de Souza)
    • Elevador Lacerda, 6h-23h, R$0.15 /0,03€
    • Quartier Carmo, ville haute
    • Belles maisons rua do Carmo, rua Direita de Santo Antônio (dans le prolongement de la première)
    • Igreja e Convento de Nossa Senhora do Carmo, 8h-17h, 8h-12h samedi, fermé dimanche, R$5 / 1€
    • Ville basse
    • Mercado Modelo, 9h-19h, samedi 9h-14h, fermé dimanche
    • (éviter la ville basse le dimanche, elle est déserte)
    • Quartier Bonfim
    • Basílica do Senhor do Bonfim, entrée libre 
    • Quartier Barra
    • Morro do Cristo (beau point de vue)
    • Farol da Barra & Forte de Santo Antônio da Barra
    • Museu Náutico da Bahia, 9h-18h, R$15/3€ & seniors R$7.50/1.50€
    • Forte de Santa Maria
    • Plage do Porto da Barra

4 réflexions au sujet de « Salvador de Bahia, notre première étape au Brésil ! »

  1. C’est marrant car les églises ressemblent beaucoup à celles d’ici et elles sont aussi nombreuses ! Pour les banques c’est normal, les banquiers sont tous des voleurs, parole de petit retraité qui pleure sa prime d’intéressement… Bonne continuation à tous les deux!
    La Team Topette !

    Aimé par 1 personne

    1. Eh eh pas faux pour les banques et les églises ! Bon, maintenant, on a changé de paysage, on est à Lençois, plus d’églises, plus de banques mais de la montagne et des rivières rouges et marron à traverser avec de l’eau jusqu’à la taille ! Profitez bien du Mexique !

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  2. Mercis à vous de nous faire voyager de cette façon. Quel pays ( au singulier) vous reste-il à visiter😉 Quand à nous dans 2 heures nous serons aux Arcs⛷️ Bon bout d’an Amitiés Jacques et Maryvonne

    Aimé par 1 personne

    1. Désolée de ne répondre que maintenant mais les connexions internet manquent de régularité ! Après Salvador, nous voici maintenant à Lençois, dans la Chapada Diamantina, autres paysages, autres expériences (randonnée un peu exigeante maintenant !). Bon séjour aux Arcs, si vous pouviez nous envoyer un peu de neige et de fraicheur, on serait preneurs ! Amitiés

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