Un petit tour à Alençon, au pays des dentelières…

Du mercredi 14 au lundi 19 juillet

Après nos quelques jours de pause sud-parisienne, c’est sous une désormais habituelle grisaille que nous reprenons la route le 14 juillet. Vers 11h, nous arrivons à Alençon et nous nous installons au camping municipal situé à proximité immédiate de la ville. Après le déjeuner, on ne peut s’empêcher de sauter sur les vélos pour effectuer un premier tour de ville. La météo n’étant pas fameuse, on reporte au lendemain les visites extérieures et on file directement au Musée des Beaux-Arts et de la Dentelle. On laisse de côté la section peinture du musée pour nous consacrer pleinement à celle dédiée à la dentelle au Point d’Alençon, un savoir-faire unique au monde, inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’Unesco depuis 2010.

Grâce à une petite vidéo et à des panneaux explicatifs, on découvre les étapes de fabrication de la dentelle, un métier d’Art malheureusement en voie de disparition. Alors qu’elles étaient des centaines à la fin du XIXe siècle, il ne reste actuellement que 7 dentelières et 3 apprenties à Alençon ! Il faut dire que créer une dentelle d’Alençon requiert dextérité et patience puisqu’il faut en moyenne une journée de travail pour réaliser 1cm2 de dentelle

Réalisé uniquement à la main, avec une aiguille et du fil de coton ou de lin, le Point d’Alençon exige une technique exceptionnelle qu’aucune machine ne peut reproduire. Technique qui requiert entre 7 et 10 ans d’apprentissage pour en maitriser toutes les étapes. (explications détaillées sur wikipedia)

Ainsi, ce superbe voile demanda entre 350.000 et 500.000 heures de travail, mobilisant pendant une année entière une centaine d’ouvrières !

On termine la visite par la superbe expo temporaire consacrée aux œuvres de Sandrine Pincemaille, une artiste plasticienne qui revisite l’art de la dentelle en utilisant du fil de colle travaillé à chaud… Une belle découverte !

Jeudi, le ciel bleu étant de retour, nous nous baladons longuement dans le centre historique.

C’est jour de marché et il y a une belle animation autour de la basilique Notre-Dame.

Non loin, la maison d’Ozé, qui abrite l’Office de Tourisme, est une des plus anciennes de la ville. Édifiée en 1450, le futur Henri IV y aurait été reçu en 1576, invité par Marguerite de Navarre, la sœur de François 1er.

On se dirige ensuite vers la Halle aux Blés, l’Hôtel de ville et le Château des Ducs, édifiée entre 1361 et 1401, puis démantelé sous Henri IV, avant de subir moult transformations au fil des siècles. Actuellement, les bâtiments existants ne représentent que 10 % de l’ensemble, mais on imagine aisément l’ampleur de l’édifice d’origine !

Le soir, retour en ville pour un apéro-concert organisé dans le cadre du Festival Les Échappées Belles : au programme, jazz manouche dans une ambiance très sympathique !

Après un vendredi de nouveau très nuageux propice à une journée lecture, on renfourche nos vélos le samedi et, par les petites routes, on pédale jusqu’à Saint-Céneri-le-Gérei, un des plus beaux villages de France, niché dans un écrin de verdure au cœur des Alpes Mancelles.

Perché sur un piton rocheux en bord de Sarthe, et fondé par un moine italien au VIIe siècle, le minuscule bourg de 150 habitants a inspiré de nombreux peintres dont Corot et Courbet. Aujourd’hui encore, la peinture est à l’honneur avec une expo itinérante installée dans divers bâtiments du village.

On grimpe jusqu’à l’église romane : les peintures du XIVe siècle y sont très bien conservées, et le chemin de croix moderne, œuvre du sculpteur local Malezieux, est très original.  

D’ici, le panorama sur les environs est superbe !

Après un dernier petit tour vers le pont qui enjambe la Sarthe, on reprend les vélos et on rentre à Alençon en suivant la Vélo Buissonnière, un itinéraire très bucolique, qui serpente sur les petites routes de campagne.

Dimanche, on profite encore d’un beau ciel bleu pour notre nouvelle balade à vélo. Cette fois, on met le cap vers l’ouest, et c’est par la voie verte que l’on rejoint Pré-en-Pail-Saint-Samson. Le parcours est agréable car très ombragé, et on roule bien malgré le petit gravillon qui recouvre la piste cyclable et ralentit un peu notre cadence.

Après deux heures de pédalage sur un faux plat montant d’environ 25km, les choses se corsent un peu quand on attaque la grimpette qui mène au Mont des Avaloirs, situé à 413m d’altitude. Néanmoins, avec l’habitude et de bons mollets – Gérard – et une solide assistance électrique – moi ! – on y parvient une vingtaine de minutes.

Encore quelques dizaines de marches à gravir, et on arrive au sommet du belvédère qui offre une vue à 360° sur toute la région. Il parait même que, de là, on peut apercevoir le Mont Saint Michel distant de 100km à vol d’oiseau. Mais on a eu beau scruter l’horizon… le célèbre archange est resté caché dans la brume !  

A défaut de Mont Saint Michel, on passe un bon moment au sommet de cet observatoire, à lire les nombreuses explications géologiques et historiques des lieux. Ainsi, on apprend que nous sommes situés à la frontière géologique du Bassin parisien et du Massif armoricain, dans un site qui autrefois était totalement déboisé en raison de l’intense pâturage pratiqué sur le mont…

Plutôt que de retourner à Pré-en-Pail-Saint-Samson, on préfère couper directement en direction de Lalacelle : la petite route traverse un magnifique sous-bois, et plus bas, on croise quelques beaux jardins fleuris.

Le retour s’effectue ensuite comme à l’aller, par la voie verte. Petite surprise : alors que l’on est quasiment en vue d’Alençon, on tombe sur deux beaux orvets se dorant sur le bitume ! Pour éviter qu’il ne se fassent écraser, Gérard les replace délicatement dans la nature… Et hop, un double sauvetage réussi !

Ainsi s’achèvent nos quelques jours passés à Alençon et dans ses environs. Histoire de récupérer des 100km parcourus à vélo ce week-end, aujourd’hui, on s’octroie une journée de repos… Demain, nous reprendrons la route en direction de Redon, une étape imprévue, le camping de Château-Gontier initialement programmé affichant complet !

  • INFOS PRATIQUES
  • Camping de Guerame, situé à 5mn à vélo du centre-ville. Supermarché et commerces à proximité, 5mn à vélo. Accueil très sympa. Grands emplacements, certains stabilisés. Machine à laver, sécheuse. Sanitaires impeccables. 16.25€ la nuit avec électricité et taxes.
  • Office de Tourisme d’Alençon, idéal pour récupérer de la documentation et le plan de la ville, ainsi que des cartes pour les balades à vélo.  
  • Balade dans Alençon, prévoir une journée pour le centre historique et le musée des Beaux-Arts et de la Dentelle (10h-12h & 14h-18h tous les jours en juillet / août, fermé le lundi le reste de l’année, entrée libre jusqu’au 19 septembre 2021 – expo temporaire Sandrine Pincemaille jusqu’au 31 août).
  • Boucle à vélo au départ d’Alençon vers Saint-Céneri-le-Gérei, via Héloup et Mieuxcé à l’aller, retour par la Vélo Buissonnière, 42km, 350m+
  • Balade à vélo au départ d’Alençon vers le Mont des Avaloirs, via la voie verte à l’aller comme au retour, 58km, 450m+

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