Mais qu’est-ce qu’on est venus faire aux ruines de Cobá ?

Mardi 18 décembre

Retour sur une journée où on a eu la sensation de passer notre temps à attendre… Après une nuit rythmée par le doux bruit de coups de marteau – ben oui, comme chacun sait c’est plus agréable de bricoler à 1h du matin ! – on commence donc la matinée par patienter pour obtenir notre petit-déjeuner : ici, la notion horaire est plutôt élastique, 8h devient vite 8h30 sans que cela ne gêne personne…

Puis sous une petite pluie fine – eh oui, la météo n’est pas fameuse aujourd’hui… – on file à pied au centre-ville jusqu’à la station de collectivos pour Coba. Là, rebelote, on attend que le véhicule veuille bien se remplir… 15mn… 30mn… Je finis par regretter notre flemme qui nous a empêchés de prendre le bus de 7h15… En plus, on serait arrivés pour l’ouverture du site !

Car évidemment, quand on parvient enfin à la zone archéologique – vers 11h – il y a foule !

Érigée bien avant ses voisines Chichén Itzá et Tulum, la cité de Cobá connut son apogée entre les IXe et XIIe siècles. Les archéologues pensent qu’elle couvrait 70 km2 et comptait 50 000 habitants. Son architecture reste un mystère, car ses pyramides et ses stèles sont d’une facture qui rappelle davantage celle de Tikal au Guatemala, à 700 km de là, que celle des autres sites du nord du Yucatán. Certains archéologues ont émis l’hypothèse d’alliances matrimoniales entre les habitants de Cobá et ceux de Tikal, nouées de manière à faciliter les échanges commerciaux entre les Mayas du Guatemala et ceux du Yucatán. La cité sera abandonnée aux XVIe siècle, comme la plupart des villes mayas.

La présence d’un immense réseau de sacbeob – chemins blancs créés par les Mayas – qui sillonnent la région autour de Cobá étonne aussi les spécialistes. La plus longue de ces chaussées mesure près de 100 km. Elle part de la grande pyramide de Cobá, Nohoch Mul, et rejoint le village maya de Yaxuna. Ce réseau d’une quarantaine de sacbeob faisait vraisemblablement partie de la gigantesque “horloge” astronomique que l’on retrouve dans chaque cité maya.

On commence par jeter un œil au Grupo Coba, l’ensemble qui se trouve juste à côté de l’entrée. Une imposante pyramide – l’Iglesia – domine le secteur. Non loin, un jeu de pelote présente une surprenante surface de jeu… On se fraie un chemin comme on peut parmi les visiteurs, mais il est difficile d’avoir une vue des bâtiments sans pollution visuelle.

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Coba – L’igelsia, pyramide sur laquelle on ne peut pas monter. Mais impressionnante tout de même, car du haut, on aurait pu observer la Grande Pyramide et le lac tout proche !
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Coba – On voit bien que les ruines sont encore envahies par la végétation…
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Coba

D’emblée, Gérard n’apprécie pas ces ruines envahies tant par la végétation que par le tourisme de masse et les groupes,et qui sont, il est vrai, dans un assez mauvais état. Il faut dire que peu d’édifices ont été mis à jour, le site n’ayant été découvert que dans les années 1920. D’autre part, les vestiges sont pour la plupart laissées « en l’état » au milieu de la jungle. Beaucoup apprécient cette ambiance Indiana Jones, mais d’autres peuvent regretter le manque de visibilité et de rénovation

Le site étant vaste, on opte pour un transport en triporteur à pédale pour aller au plus vite vers le Grupo Nohoch Mul : comme on se sent particulièrement ridicules sur ce promène-couillon, on abrège notre honte en ne prenant que l’aller simple !

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Coba – On n’a pas aimé ce mode de transport !

On arrive donc face à la fameuse Grande Pyramide. Il est vrai qu’elle impressionne par ses 42m haut : c’est d’ailleurs l’une des plus élevées de toute la région maya ! Même si ses marches sont irrégulières, il est possible de grimper au sommet. Vu la foule qui s’y presse, on renonce… On observe l’édifice quelques minutes, puis on repart à pied vers la sortie. Un conseil donc : pour éviter nos désappointements, arriver à 8h est indispensable !

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Coba – La Grande Pyramide – Dommage qu’il y ait tant de monde, on ne pourra pas la grimper…
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Coba – La Grande Pyramide

La piste terreuse n’est pas agréable car envahie par des centaines de vélos et de triporteurs roulant à toute vitesse en nous frôlant… On presse le pas, mais dans cette forêt, le taux d’humidité est élevé et on transpire vite. On aurait pu emprunter un des nombreux chemins de traverse – les sentiers mayas – interdits aux véhicules à roulettes, mais les indications étaient floues et on a préféré aller au plus vite.

On croise tout de même quelques vestiges intéressants, mais on renonce à aller au Grupo Macanxoc distant d’au moins un kilomètre.

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Coba
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Coba
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Coba

Finalement, la visite est pliée en moins de 45mn, chemin du retour effectué à pied inclus : on n’a pas chômé car, mine de rien, on a avalé quelques kilomètres ! J’ai été très déçue car j’attendais beaucoup de ce site où je pensais que l’on aurait pu faire une belle balade dans la forêt tropicale. Mais la foule omniprésente a eu raison de nos envies et nous avons préféré fuir…

Une fois sortis, on se renseigne sur les horaires de bus pour rentrer à Tulum, car il faut savoir que les collectivos ne sont pas autorisés à embarquer des passagers dans ce sens. Là encore, beaucoup de flou : certains nous assurent qu’il n’y a qu’un bus ADO à 15h, d’autres nous disent qu’il y a peut-être d’autres options. Pourtant, sur Internet, j’avais repéré un bus local passant entre 13h et 13h30, mais personne ne semble connaitre son existence…

Comme il est à peine midi, on traine un peu au bord du lac tout proche. Il parait qu’il abrite des crocodiles mais on n’en a pas vu !

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Lac jouxtant le site archéologique
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Lac jouxtant le site archéologique – Héron

Vers le village, on s’installe à une terrasse de café. Et c’est reparti pour une attente d’une durée… indéterminée ! Heureusement, on est chanceux car le bus local arrive bien à 13h20 comme je le pensais. Trois quarts d’heure plus tard, on arrive à Tulum, et c’est sous une bonne pluie, cette fois, que l’on rentre à l’hôtel. Comme tous les jours, on déjeune dans le resto voisin…

Mercredi 19 décembre

Encore une journée de pluie… Mais aujourd’hui c’est repos ! On se contente d’une petite balade dans Tulum. Le centre est assez moche et bruyant puisqu’il s’étale de part et d’autre d’une route nationale très passante, et qu’en dehors des boutiques de souvenirs et des bars et restos, il n’y a pas grand-chose à y faire. Disons que l’on s’est dégourdi les jambes…

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Tulum
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Tulum

Demain, on lève le camp pour Bacalar, un village semble-t-il plus tranquille, situé sur la route du Belize

INFOS PRATIQUES

  • Aller (et revenir !) à Coba depuis Tulum : collectivos dans une rue transversale à la route nationale (se renseigner). Le problème est que le véhicule ne se remplit pas vite. 70$ ~3.50€ par personne. Au retour, les collectivos ne sont pas autorisés à charger des passagers, donc c’est une option à oublier ! Bus 2nde classe possible, se renseigner pour le départ depuis Tulum (j’avais repéré un bus à 7h15 mais je n’ai pas de confirmation sur ce trajet). Au retour, on a pris un bus à 13h20 dans la rue principale du pueblo, à environ 10mn de marche des ruines (où il ne semble pas aller), 50$ ~2.50€. Un bus 1ère classe ADO semble partir à 15h du pueblo (des ruines, on ne sait pas !) mais si c’est possible, mieux vaut réserver car j’ai lu qu’il était pris d’assaut. Dernière option, le taxi : 450$ ~ 22€ par trajet, pas si cher si on est quatre à le partager.
  • Zone archéologique de Coba, 8h-17h, 70$ / 3.50€ – Visite tardive 17h-19h, 240$ ~ 12€. Location de vélos (avec rétropédalage), 50$ ~2.50€. Triporteur : 75$ ~3€ l’AS jusqu’à la grande Pyramide, 125$ ~5€ l’AR pour deux.
  • Nos conseils : arriver pour l’ouverture, et commencer par aller directement à la Grande Pyramide, en vélo ou en triporteur. Ensuite, revenir tranquillement vers l’entrée en flânant (à pied ou en vélo), et en prenant même quelques sentiers pédestres (on peut laisser les vélos partout sous bonne garde !). Je n’ai pas apprécié cette balade car on l’a vraiment faite en mode « bourrin »… Mais si vous procédez exactement à l’inverse de ce que l’on a fait, ce devrait être une jolie sortie de quelques heures, dans un site encore brut et pas transformé en parc d’attraction ! Pour ceux qui peinent à se lever tôt, il semble qu’il soit possible de se loger dans la rue / village. Ou alors, louer une voiture pour la journée peut aussi être une bonne option car il y a quelques cenotes intéressants à découvrir aux alentours.

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